« L’Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé est en danger ».

« Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, en discussion au parlement,
prévoit de supprimer l’Allocation d’Education de Enfant Handicapé (AEEH) de la branche famille et de la transférer
intégralement dans la nouvelle branche autonomie en cours de création. Cette nouvelle branche entièrement consacrée à la politique de l’autonomie intégrera les différentes dépenses liées à l’autonomie, notamment la Prestation de Compensation du Handicap (PCH adulte et enfant).

Nos raisons :
La branche famille est une aide à l’éducation et la prise en charge d’enfants dans des situations particulières, comme les familles mono parentales ou les familles à besoins particuliers avec l’allocation de rentrée et l’AEEH. Pour beaucoup d’enfants en situation de handicap, il ne s’agit pas de perte d’autonomie. Il s’agit simplement d’enfants différents avec des besoins d’aides, parentales, sociales, de scolarité, de compensations, de rééducations, de parcours
de vie… Tout ce que comporte l’éducation au sens large.
Les familles ont déjà de nombreux contacts avec leur CAF pour d’autres types d’allocations, les changer d’intervenant leur simplifiera-t-il vraiment leur vie ?
Nous constatons qu’aucune véritable projection des conséquences financières n’a été faite pour les familles ni qu’aucun réel financement ou explication du futur mode de calcul ne soit acté.

Nous nous inquiétons d’un transfert de la branche famille qui est excédentaire en période hors COVID dans cette nouvelle branche qui demande un financementimportant.
Le rapport de M. Vachey (inspecteur général des finances) dit : “il serait possible d’effectuer en 2024 un transfert de l’ordre de 150 M€ vers la branche autonomie. Mais c’est un choix politique sensible entre soutien à la natalité et aux familles et besoins des personnes âgées”.
Cet excédent devrait servir en priorité aux enfants handicapés et à leur famille. Nos enfants ont parfois besoin de rééducation en psychomotricité, en ergothérapie ou encore en psychologie. Cet excédent pourrait permettre leur
financement sur du long terme. Notre peur est que ce transfert financier serve plus à compenser la perte
d’autonomie liée au grand âge qu’à subvenir aux impératifs des enfants à besoins particuliers. »

La Fédération Anapedys

Nous vous proposons de signer la pétition “AEEH EN DANGER” dont le lien est :

https://www.change.org/p/sophie-cluzel-aeeh-en-danger

 

Quel beau samedi!

Comme vous le savez, samedi, c’était la Journée des DYS. Plusieurs familles se sont retrouvées en visioconférence pour partager, découvrir les troubles DYS lors du Café-DYS.

Merci à elles pour cette matinée riche de partage et d’émotion.

Belle surprise aussi sur notre boite mail, le témoignage d’une maman, adhérente  depuis plusieurs années, nous vous laissons le découvrir .
« Bonjour,
Bien sûr que je vais adhérer tant pour des raisons de cœur que pour suivre l’actualité DYS et me rappeler que la réussite de nos enfants passe par nos combats.
Je viens de voir avec horreur que j’ai loupé de le Café-DYS de ce matin (vos derniers mails sont passés dans les spam de ma messagerie). J’aurais été fière de dire que Thibault a eu son bac S mention bien (merci le confinement) et qu’il est entré en école d’ingé. Par contre à partir de là tout est à refaire : les aménagements, la prise en compte des difficultés etc…
Encore une fois merci à vous tous ».


Bravo Thibault , tous nos encouragements et vœux de réussite t’accompagnent dans cette nouvelle aventure professionnelle. Tiens nous au courant.
Cette expérience montre bien que si les enfants, les jeunes DYS sont accompagnés, ont des aménagements correspondant à leurs besoins, ils réussissent comme les autres.

14 ème Journée des DYS de l’AIN

2020 est une année bien particulière, le confinement au printemps avec l’école à la maison et une rentrée menacée quotidiennement par le Covid 19. Les conditions sanitaires restant très difficiles, nous avons décidé, avec beaucoup de regrets, d’annuler notre 14ème Journée des DYS de l’Ain.

Mais nous souhaitons marquer tout de même cette journée du 10/10 en vous proposant:

  • Un café-DYS en visio-conférence, samedi 10 octobre de 10h30 à 12h00 pour que vous puissiez poser toutes vos questions(affiche en pièce jointe) n’hésitez pas à en parler autour de vous.

  Inscription obligatoire par mail pour recevoir les codes d’accès.

  • De témoigner pour dire les difficultés quotidiennes dans l’accompagnement de votre enfants, de votre jeune, mais surtout de dire les richesses de ces enfants, jeunes DYS, les capacités qu’ils ont développé, pour grandir plus fort. Si, ils le souhaitent, les jeunes peuvent eux même témoigner, pourquoi pas en vidéo(téléphone…).                                                                                                                                                             Oui les DYS ont des supers pouvoirs, qu’on se le dise!

Droit pour les DYS de bénéficier de leurs logiciels lors des examens.

 

« Le trouble ou le handicap disparaissent-ils à l’examen ?
Les élèves dys ne sont pas que dysorthographiques, ils peinent à concevoir leurs phrases, oublient des mots, font des confusions. Divers logiciels (recommandés par les professionnels de santé, utilisés et reconnus EN) restent nécessaires. Sans aide, ces élèves sortent trop souvent du système scolaire.
Refuse-t-on les lunettes aux myopes ou le braille à ceux qui en ont la nécessité ?
Pourquoi de telles méconnaissances et de telles positions à l’heure de l’école inclusive ?
Nous sommes déstabilisés par la note de service refusant les logiciels de correction orthographique pour les concours tel le CAPES (au nom de l’égalité des chances entre candidats !)
Les logiciels sont des outils d’inclusion, mis facilement en place en vie professionnelle
Nous demandons une formation spécifique pour les responsables de DEC qui sans connaissance des troubles se positionnent au nom de principes désuets. »   Fédération ANAPEDYS
« Pour que les dys bénéficient de leurs logiciels lors des examens merci de soutenir cette proposition : Un groupe de travail comprenant les différents acteurs (dont associatifs) doit être mis en place au plus vite pour évaluer les logiciels en tenant compte de l’usage qui est fait par l’élève en situation de handicap (et non lister les fonctionnalités du logiciel) en gardant comme objectif : le développement de l’autonomie de l’élève.
Les logiciels retenus doivent ensuite être autorisés :
– sur tout le territoire
– pendant la formation ainsi que pendant les examens.
Aller sur la page et s’inscrire permet de soutenir » AtoutDYS